Imaginez vous présenter dans l’atrium lumineux du Musée de l’Holocauste Toronto par un matin d’hiver vif. La lumière du soleil traverse les fenêtres du sol au plafond dans une salle de conférence voisine, où des éducateurs se rassemblent pour une journée complète d’apprentissage. Ils sont là pour une seule raison : acquérir les outils et la confiance nécessaires pour enseigner la vie juive et l’histoire de l’Holocauste d’une manière capable de rejoindre les élèves d’aujourd’hui.
C’est l’essence de Holocaust Education: Tools for Today, une séance de perfectionnement professionnel cocréée par le Musée de l’Holocauste Toronto, l’organisation Facing History & Ourselves Canada et le Programme des mémoires de survivants de l’Holocauste de la Fondation Azrieli. Il s’agit d’une initiative phare conçue pour aider les enseignants à aborder des sujets complexes avec sensibilité et précision, tout en favorisant une compréhension plus profonde chez les jeunes apprenants.
La journée commence par une introduction dans l’atrium du musée, après quoi les participants se divisent en deux groupes. L’un explore les expositions du musée, tandis que l’autre se dirige vers une salle de conférence baignée de soleil où les éducateurs de la Fondation Azrieli animent des séances interactives. Michelle Sadowski, éducatrice au Programme des mémoires de survivants de l’Holocauste, donne le ton avec une activité brise-glace : Quel est votre premier souvenir lié à l’apprentissage de l’Holocauste? Elle rappelle au groupe : « Vous serez probablement ce premier souvenir pour vos élèves… pas de pression. »
À partir de là, la conversation se tourne vers le nouveau programme de 6ᵉ année de l’Ontario, la politique entourant son déploiement et pourquoi l’enseignement réactif (qui recommande notamment d’introduire des leçons sur l’Holocauste seulement après des incidents antisémites) est insuffisant. « Les élèves ont besoin de plus que des leçons d’histoire sur la tragédie », explique Michelle. « Ils doivent voir la vie juive dans toute sa richesse — la joie, la diversité et la résilience — afin de comprendre que l’identité juive est vibrante et bien vivante aujourd’hui. »
La séance met l’accent sur une approche pédagogique sensible aux traumatismes et sur des thèmes adaptés à l’âge des élèves, appuyés par les mémoires publiés par la Fondation Azrieli. Les enseignants lisent des extraits, développent des leçons et explorent des stratégies pour aider les élèves à relier les événements du passé aux réalités actuelles. « Quand les enseignants se sentent bien préparés », explique Jody Spiegel, directrice du Programme des mémoires de survivants de l’Holocauste, « ils créent des espaces où les élèves développent l’empathie, la pensée critique et l’importance de se dresser contre la haine. »
Après le dîner, les groupes échangent. Le personnel du musée guide les participants à travers les expositions, partage des observations sur la façon dont les élèves interagissent généralement avec le programme et offre des conseils pour favoriser des discussions significatives. La journée se termine par des activités de réflexion, laissant les enseignants inspirés et mieux outillés pour ramener ces apprentissages dans leur salle de classe.
Pourquoi est-ce important? Parce que l’enseignement de l’Holocauste ne consiste pas seulement à se souvenir — c’est aussi façonner un avenir où la compréhension l’emporte sur l’ignorance. En donnant aux enseignants les outils pour enseigner avec confiance et compassion, la Fondation Azrieli et ses partenaires veillent à ce que les élèves apprennent non seulement les chapitres les plus sombres de l’histoire, mais aussi la résilience et la vitalité de la vie juive.







