Dès que l’on entre dans le bureau de Naomi Azrieli, on se rend vite compte que les murs ne sont pas garnis de simples décorations : ils racontent l’histoire de ses vingt années à la tête de la Fondation Azrieli.
Dès que l’on entre dans le bureau de Naomi Azrieli, on se rend vite compte que les murs ne sont pas garnis de simples décorations : ils racontent l’histoire de ses vingt années à la tête de la Fondation Azrieli.
Dès que l’on entre dans le bureau de Naomi Azrieli, on se rend vite compte que les murs ne sont pas garnis de simples décorations : ils racontent l’histoire de ses vingt années à la tête de la Fondation Azrieli. L’un d’eux est orné d’une galerie de distinctions, parmi lesquelles figure sa nomination comme Officier de l’Ordre du Canada en 2022. À proximité, un tableau peint par sa mère, Stephanie, représente des membres de la famille Azrieli, dont plusieurs ont été assassinés pendant l’Holocauste. Un autre mur est occupé par une grande bibliothèque, remplie de dizaines de mémoires publiés par la Fondation dans le cadre de son Programme des mémoires de survivants de l’Holocauste.
Mais parmi les souvenirs les plus précieux de Naomi figurent les cartes de remerciement envoyées par des personnes dont la vie a été touchée par la Fondation que son père, David, a créée en 1989.
« Chaque message nous rappelle pourquoi nous faisons ce que nous faisons. Ce qui compte avant tout, ce sont les personnes et la joie que nous ressentons à leur donner les moyens d’atteindre leur véritable potentiel », explique-t-elle. « Il n’y a rien de plus beau au monde. »
Sous la direction de Naomi, le montant cumulé des dons de la Fondation a dépassé le milliard de dollars en 2025, permettant ainsi de soutenir des programmes et des initiatives en matière d’éducation, de recherche, de santé et d’arts au Canada et en Israël.
En 2010, Naomi a mis en place une stratégie visant à recentrer les activités de la Fondation et à élargir son champ d’action en développant une expertise approfondie dans ses principaux domaines d’intervention. Cette stratégie s’est avérée payante. La Fondation est aujourd’hui le plus grand bailleur de fonds non gouvernemental dans le domaine des neurosciences au Canada et l’un des principaux soutiens des arts, de la communauté juive et de l’éducation sur l’Holocauste. « En approfondissant notre compréhension des enjeux et des communautés que nous soutenons, notre fondation est devenue un partenaire et un rassembleur respecté dans de nombreux domaines », dit-elle.
Les valeurs juives sont au cœur de la mission et de la vision de la Fondation. Par exemple, Naomi souligne que l’éducation comme moyen d’autonomisation est un principe directeur de la pensée et de l’histoire juives. Il en va de même pour une approche bienveillante et généreuse de la philanthropie, destinée à susciter le changement. Le concept de tikkun olam — réparer le monde — revêt une importance capitale.
« Nous avons tous un rôle à jouer pour créer un monde meilleur pour l’humanité », déclare-t-elle. « C’est pour moi la valeur juive la plus fondamentale, celle qui imprègne tout ce que nous faisons. »
En route vers l’avenir
Naomi s’est donné pour mission de redéfinir la philanthropie en tant que force active et facilitatrice au service du bien commun. L’approche de la Fondation Azrieli, axée sur la collaboration et l’autonomisation, transforme tout, de la manière dont les recherches sur les maladies rares sont menées à la façon dont les aidants sont valorisés au sein du système de santé, en passant par la mise en œuvre de l’enseignement sur l’Holocauste. En 2025, après vingt ans à la tête de l’organisation, elle s’est posé la question : « Et maintenant? »
En janvier 2026, le conseil d’administration a nommé André Beaulieu, dirigeant d’entreprise de longue date et membre du conseil d’administration d’Azrieli, au poste de directeur général, afin qu’il se consacre au renforcement de la croissance et des retombées de la Fondation.
« Les progrès réalisés par la Fondation témoignent du leadership exceptionnel de Naomi, du dévouement de notre personnel et de la clarté de notre mission », déclare André. « Je suis très heureux de rejoindre la Fondation et de contribuer à renforcer nos retombées, à étendre notre champ d’action et à faire en sorte que notre travail continue d’apporter une contribution significative aux personnes et aux communautés que nous aidons. »
À titre d’exemple, Naomi souligne qu’il y a au Canada plus de 700 000 adultes neurodivergents qui pourraient potentiellement occuper un emploi. Puisque les initiatives liées au neurodéveloppement et à la neurodiversité constituent une priorité majeure en matière de financement, elle affirme que la Fondation est en mesure de comprendre les lacunes existantes et de contribuer à la mise en place de solutions innovantes pour répondre aux besoins non satisfaits des Canadiens neurodivergents.
« Chacun mérite de bénéficier d’une prise en charge, d’une dignité et d’une qualité de soins irréprochables, quelles que soient son identité et son origine. Nous nous attaquons à certains des problèmes les plus stigmatisés et les plus négligés, qu’il s’agisse de l’accès aux ressources en santé mentale, du soutien aux aidants ou du financement des programmes artistiques communautaires », explique Naomi.
« Il y a des communautés et des enjeux pour lesquels j’espère que, dans vingt ans, nous pourrons regarder en arrière et constater que nous avons changé la donne. »
Dès que l’on entre dans le bureau de Naomi Azrieli, on se rend vite compte que les murs ne sont pas garnis de simples décorations : ils racontent l’histoire de ses vingt années à la tête de la Fondation Azrieli.
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