Le chant du canari : Ce que l’antisémitisme révèle sur la santé de la démocratie canadienne, tenue le 15 septembre 2026 à l’Université de Toronto, a réuni d’éminents chercheurs, experts juridiques, décideurs, journalistes et leaders communautaires afin d’examiner la montée de l’antisémitisme et ses répercussions sur la société canadienne. Présentée par le professeur Peter Biro et soutenue par la Fondation Azrieli ainsi que par d’autres fondations, la conférence s’est penchée sur les manifestations contemporaines de l’antisémitisme et de l’antisionisme dans le milieu universitaire, les institutions publiques et la société civile, ainsi que sur ce que ces tendances révèlent de l’état de la démocratie libérale.
Le programme réunissait un groupe distingué de conférenciers, dont l’honorable Irwin Cotler, ancien ministre de la Justice et procureur général du Canada; Deborah Lipstadt, historienne de renommée internationale et ancienne envoyée spéciale des États-Unis chargée de surveiller et de combattre l’antisémitisme; Deborah Lyons, ancienne ambassadrice du Canada en Israël et ancienne envoyée spéciale pour la préservation de la mémoire de l’Holocauste et la lutte contre l’antisémitisme; Michael Geist, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit de l’Internet et du commerce électronique à l’Université d’Ottawa; ainsi que Raheel Raza, auteure, journaliste et défenseure des droits de la personne.
À travers des conférences d’ouverture et des tables rondes, les participants ont exploré les facteurs contemporains qui alimentent l’antisémitisme, les défis auxquels sont confrontées les institutions démocratiques et l’importance de favoriser la clarté morale et la résilience civique. Un thème central a émergé tout au long de la journée : la montée de l’antisémitisme constitue un signal d’alarme révélant des fractures plus larges au sein de la société, soulignant ainsi la nécessité de miser sur l’éducation, le dialogue réfléchi et l’action collective.

