L’Orchestre de chambre McGill rend hommage à son fondateur

30 avril 2014

À l’occasion de son prochain concert le 6 mai à la Salle Bourgie de Montréal, l’Orchestre de chambre McGill (MCO) interprètera plusieurs pièces de différents compositeurs, dont l’un garde une place très spéciale dans son histoire. Le MCO rendra en effet hommage à son fondateur, Alexander Brott, en interprétant Arabesque, sous la direction de son fils Boris Brott. Ce spectacle donnera également lieu à l’interprétation d’une œuvre du compositeur Maxime Goulet, actuellement en résidence, et accueillera la soliste Anita Pari, pianiste violoncelliste de 16 ans. Présenté par la Fondation Azrieli, ce concert proposera aussi des compositions de Beethoven et Mozart.

« Depuis plus de cinq ans, Boris Brott a dirigé bon nombre de mes pièces à l’occasion de son festival d’été à Hamilton (le Brott Music Festival), déclare Maxime Goulet. Je crois qu’il est le meilleur ambassadeur de ma musique. Comme il m’a énormément soutenu, je me suis dit que ce serait une belle façon de le remercier. »

Arabesque a été soumise à de nombreux changements depuis sa création. Intitulée au départ Rhapsody, la pièce a été composée en 1956 pour violoncelle et piano, et dédiée à la femme du compositeur, la violoncelliste de renom Lotte Brott, qui a interprété l’œuvre en collaboration avec le pianiste Charles Reiner.

« C’est vraiment une affaire de famille, affirme Maxime Goulet. À la mort d’Alexander, Boris a repris le flambeau. Un grand nombre de spectateurs suivent l’orchestre depuis sa création par Alexander Brott, à qui ils sont toujours très attachés. C’est une jolie façon d’honorer sa mémoire. »

La composition de Maxime Goulet, Chocolats Symphoniques, propose de vivre une expérience qui stimulera tous les sens. « L’idée de cette pièce, c’est que chacun de ces quatre mouvements courts est inspiré par différentes saveurs de chocolat », déclare-t-il.

« Le premier mouvement, c’est le chocolat au caramel ; il est très lyrique, riche et onctueux. Le second est associé au chocolat noir. Il ressemble donc à un tango habanera, à la fois très dramatique et passionné. Le troisième mouvement s’inspire du chocolat à la menthe, très frais et léger. Enfin, le dernier mouvement, c’est celui du chocolat au café. Il a le tempérament d’un espresso, avec une once de musique brésilienne. Le public dispose d’une boîte contenant quatre chocolats ; c’est donc comme la bande sonore qui accompagne la dégustation. Cela amplifie l’expérience vécue lors du concert. »

Pour davantage d’informations, rendez-vous sur www.ocm-mco.org